On peut de nouveau remonter ce fleuve exceptionnel. Un rendez-vous magique avec l'Histoire.
C'est un fleuve unique. D'abord, parce qu'il est le seul au monde, à couler du sud vers le nord. Ensuite, et surtout, parce que plus qu'un fleuve, le Nil est un ruban d'histoire. Une histoire qui a commencé il y a plus de 5 000 ans. Et qui continue à fasciner le monde. Comment expliquer, sinon, que de l'Europe à l'Amérique, de l'Asie à l'Afrique, les peuples se pressent pour admirer l'héritage laissé, siècle après siècle par les pharaons.
Pour découvrir le Nil, l'embarquement se fait généralement à Louxor, l'ancienne Thèbes. Sur la rive droite, les vallées des rois et des reines, percées de tombeaux creusés dans la roche des falaises dominant le fleuve. Sur la rive gauche, la ville des vivants avec les ruines majestueuses du temple d'Amon édifié par Aménophis III puis Ramsès II et redécouvert au XIXe siècle. Une allée de sphinx (gardiens), reliant le temple de Karnak à celui de Louxor, y conduit. À 80 % encore sous la ville moderne, l'allée est dégagée peu à peu. C'est par elle que transitaient les barques sacrées portant dieux et déesses et suivies par prêtres et donateurs, seuls autorisés à pénétrer dans le temple. L'immense foule des fidèles, elle, restait au pied des deux pylônes ornés de six colosses, deux assis, quatre debout, de Ramsès II et précédés de deux obélisques symbolisant le rayon solaire du dieu Râ. Ils ont été offerts en 1830 par Méhémet Ali, le vice-roi d'Égypte, à Charles X.